Traveller de Mongoose Publishing

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Critique du JDR Traveller de Mongoose Publishing.

Traveller. De Mongoose Publishing



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Bon, ça faisait longtemps que je voulais tester ce jeu, ce grand ancien et voir un peu de quoi il parlait. Pour la petite histoire, je dispose de deux versions, celle en français, que j’ai achetée récemment, et celle en anglais, que j’avais achetée quelques temps avant et qui avait disparue au cours d’un énième déménagement.

Si je vous parle de ça, c’est que cela a une importance, au moins mineurs, car quelques changements ont eut lieu en même temps que la traduction.

Donc, Traveller, de quoi ça parle ?

Si je m’en réfère à la couverture : d’aventure de science fiction dans un avenir lointain.

Nous n’en saurons pas beaucoup plus, le background n’étant pas le sujet central de ce livre de règles. Tout au plus on aura quelques miettes de background sur un impérium humain étendu a travers la galaxie, régit par quelques nobles, des corporations interstellaires à la « alien », des psioniques plus ou moins acceptés dans la société (Plutôt moins que plus apparemment…) et des E.T. plus ou moins sympa mais clairement dominés par les humains.

Vous, vous jouez un « Traveller », un commerçant indépendant, se débattant avec la concurrence des grandes corporations, la dominations des nobles et les danger de l’espaâaaace… enfin, c’est ce que j’ai réussis deviner, car niveau Background, c’est VRAIMENT squelettique.

Voilà, pour le background résumé en quelques lignes et a moitié esquissé dans le livre, et pour 34,00 €, vous n’aurez rien de plus ! Ça me fait franchement penser a Donj’ tout ça : background minimal, règle maximal…

A propos des règles, le livre des règles contient toutes celles nécessaires à la création de personnages, les compétences et tests, le combat, des rencontres, les vaisseaux (Constructions, combat et pilotage) les ET, les psioniques, le commerce et l’équipement.

Les règles m’ont laissé un drôles de goût dans la bouche : six caractéristiques, certaines classiques : Force, Dextérité, Intelligence et Endurance, et deux autres plus originales, statut social et éducation. Je me pose encore la question de la pertinence de la présence de ses deux dernières dans la liste des caractéristiques. en effet, l’éducation et l’intelligence me semble floue, et le statut social un peu là pour meubler, et aurait été plus adéquat ailleurs, mais soit !

Vos scores compétences vont de 0 à 4, elles sont choisies à la création de personnages en fonctions de votre monde d’origine, de son Niveau Technologique (TL ou NT) et de la carrière.

En gros, votre personnage, à la création passe par une période de « background » à la cyberpunk : il se choisit une carrière parmi celle présentée (Agent, médias, noble, hors-la-loi, vagabond, troupe stellaire (Marines coloniaux à la alien), stellaire (pilote ou marins, quoi..), marchand, citoyen, Armée et éclaireur). Selon ses jets, il gagne des compétences, des bonus ou des malus, des alliés, des ennemis et j’en passe…

En gros, c’est la partie du jeu que je préfère, pourtant, je n’en suis pas fan pour autant. Les tirages de personnages au hasards, c’est comique un temps, mais par expériences, c’est peu équilibré pour les joueurs, et cela donne naissance a des persos « jouables » injouables qui finissent « suicidés », ou moins hypocritement, jetés à la poubelle pour être retirés.

Pour la petite histoire, dans les premières éditions, votre personnage pouvait réellement MOURIR avant même d’être joué… (Vous imaginez les questions que cela a put soulever en moi… comment justifier la perte d’une après-midi, par exemple ?) mais les concepteurs ont eut la bonne grâce de nous offrir un système de création de personnages par point, moins aboutît, mais qui a au moins le mérite de nous offrir une alternative.

Les extraterrestres sont plutôt stéréotypés, et lorgnent entre Star Trek et Star wars, alignant de bons vieux stéréotypes, du genre « homme lion fier et territoriaux », et peuple « d’humain menta ». Avec un ou deux peuples originaux comme les Hiviens. 

Niveau créations de mondes, règles de commerce et vaisseaux spatiaux, un réel effort a été fait et si les chapitres sont un peu dur a avaler, je n’en blâmerais pas les auteurs : c’est toujours la partie la moins facile a gérer et digérer d’un jeu de Space Opéra, toujours tiraillé entre simulation et héroïsme pure. Personnellement, je pense qu’ils ont fait un boulot plus que correct.

L’équipement est présent, mais il n’y a pas grand-chose de bien neuf, je regrette le fait qu’il ne soit pas classé par niveau technologique, parce que du coup c’est un peu le bordel, et on a du mal a deviner a quoi ressemble le niveau technologique « moyen » de la galaxie. A nouveau, le manque cruel de Background se fait sentir.

Pour finir les illustrations… pour une fois, les français sont mieux lotis que nos amis d’outre-atlantique et outre-manche ! En effet, les illustrations de l’édition américaine, étaient au mieux quelconque, au pire, carrément moches. Celles des français élèvent le niveau, l’élevant à celui de correct, voir carrément bien, même si en voyant les illustrations des personnages, je devine que je n’ai pas été le seul a être troubler par l’absence de background réellement établis. Du coup les illustrations donnent dans le Cyberpunk, avec même quelques clins d’œil (Spécial dédicaces pour l’Agent Smith, page 41.)

En conclusions, au début j’étais curieux, puis je suis devenu franchement sceptique : mais pour être totalement honnête, je pense que ce jeu souffre de plusieurs défauts qui le mettent réellement à mal : a commencer par l’absence de background approfondit qui m’a empêché de rentrer dans cet univers et de me donner l’envie d’y jouer.

Le système de jeux, un peu bizarroïde et a priori contre intuitif, et la création de personnage qui date d’un autre age du JDR.

Là, on touche le fond du problème avec Traveller : il s’agit d’un grand ancien, à l’image de D&D. Un dinosaure, ou plutôt un Cœlacanthe : un jeu qui n’a évolué que très lentement, et qui n’est toujours pas arrivé a maturité au niveau du Packaging et du système de jeu. Il a les prétentions de devenir l’équivalent d’un Donj’ du Space Opéra ou de la SF, mais les auteurs ne s’en sont pas donné les moyens… dommage…

Traveller de Mongoose Publishing

Note de l'auteur de l'article

8/20

Commentaire : [u][b]En conclusion :[/b][/u] Ce jeu m’a donné envie de « Traveller » ailleurs…

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Article écrit par : Luhkah le 27.06.2010 09:53:29

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